H2licopt7re

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Bienvenue sur H2licopt7re, un blog entièrement consacré aux hélicoptères. Ici vous trouverez les dates importantes, le fonctionement, les caractéristiques de nombreux modèles, et biens d'autres encore...


Sommaire :

Page 1 : Histoire, pilotage et principes de vol de l'hélicoptère.
Page 2 : Configuration des hélicoptères.
Page 3 : Commande et principe de vol ( vidéo ) de l'hélicoptère.
Page 4 : Fiches techniques des hélicoptères de l'ALAT.
Page 5 : Fiches techniques des hélicoptères de l'ALAT.
Page 6 : Selection de vidéos.
Page 7 : Selection de vidéos.
Page 8 : GIF Alouette III et EC 145
Page 9 : Apache / Cobra / Griffon / Huey / Black Hawk.
Page 10 : Comanche / Panther / R44 / Mil mi 26 / Ecureuil
Page 11 : Photos
Page 12 : Photos
Page 13 : Photos
Page 14 : Photos
Page 15 : Photos
Page 16 : Photos
Page 17 : Photos
Page 18 : Photos
Page 19 : Photos
Page 20 : Photos
Page 21 : Definitions
Page 22 : Definitions
Page 23 : Test Alat de vincennes
Page 24 : Les Pionniers / Différence Puma, Super Puma et Caracal

# Posté le lundi 28 juillet 2008 08:02

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 12:38

Un peu d'histoire

Un peu d'histoire

Léonard De Vinci est-il l'inventeur de l'hélicoptère ?

On peut difficilement considérer qu'il soit l'inventeur de l'hélicoptère. Certainement l'initiateur de l'idée du vol vertical. A l'époque la nature même des matériaux (résistance, poids), la connaissance et la maîtrise de l'aérodynamique et les forces motrices disponibles (musculaires) en faisaient un engin condamné à rester cloué au sol. Cependant comme pour l'ensemble de ses dessins techniques (char, escaliers, engrenages, mitrailleuse) il fut un grand visionnaire, et son schéma sur la "vis aérienne" de 1487, pose les grands principes (théoriques) du vol vertical.



Qui en est le véritable inventeur ?

Il n'existe pas, à proprement parler d'un inventeur mais plutôt d'un nombre important d'ingénieurs, de techniciens, de pilotes d'essais et d'inventeurs qui tous à leur manière et à un moment donné, ont participé à sa conception.

On retiendra quand même, qu'en 1784, LAUNOY et BIENVENUE ont présenté à l'Académie des Sciences une maquette, plus exactement un jouet, capable de s'élever dans les airs par ses propres moyens. Puis en 1863, PONTON D'AMECOURT dans une brochure qu'il édita, fit une étonnante description des phénomènes aérodynamiques et de la mécanique de vol de ce qu'il allait appeler un « HELICOPTERE ». La même année il réalisa une maquette d'hélicoptère à rotors coaxiaux, motorisée par un moteur à vapeur en aluminium. La puissance disponible étant trop faible le modèle ne décolla jamais.

Plus tard l'Italien FORLANINI (1877) fit décoller un modèle d'hélicoptère avec un moteur à vapeur. En 1887 le Français TROUVE construisit un modèle mû par un moteur électrique qui vola avec succès.

Les progrès réalisés au début du 20e siècle sur les moteurs et les matériaux permirent de passer des maquettes volantes aux modèles susceptibles d'emporter leur pilote. Le 13 novembre 1907, le Français Paul CORNU fut, selon ses récits, le premier à faire décoller un aéronef bi-rotor pendant quelques secondes. Pour beaucoup d'historiens ce « saut de puce », très contesté, marqua le début de la grande aventure de l'hélicoptère.

Enfin, en 1924, Etienne OEHMICHEN, réalisa le premier vol en circuit fermé (un kilomètre en 7 minutes et 40 secondes). Ensuite les progrès furent très rapides. En 1936, le Focke-Wulf Fw 61, concrétisa l'ensemble des progrès, en démontrant sa capacité à emporter des charges et à voyager sur de longue distance. Enfin l'hélicoptère n'était plus un rêve mais une réalité.



Est-ce que la France a joué un rôle important dans son développement ?

Oui, à la fois dans sa conception, grâce à P.CORNU, E. OEHMICHEN, L.BREGUET, R.DORAND puis beaucoup plus tard après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, dans sa phase de développement avec Sud-Aviation et CANTINIAU. Enfin dans son industrialisation avec l'Aérospatiale et les nombreux programmes réalisés en collaboration avec la Grande-Bretagne (hélicoptères : Gazelle, Puma, Lynx), les Etats-Unis (rotor du Super-frelon) et l'Allemagne (rotor rigide).
Dans le domaine des motorisations à turbine, Sud-Aviation fut le premier fabricant d'hélicoptères à intégrer sur une machine de série (Alouette 2 - 1er vol le 12 mars 1955) un turbomoteur (Turboméca Artouste). Alors que la Grande-Bretagne, pourtant leader mondial après guerre dans la fabrication des turbomoteurs abandonna tous ces programmes en cours (choix politique) au profit d'un système de propulsion des rotors par jets d'air comprimé en bout des pales. Les Etats-Unis furent, cependant, la première puissance aéronautique à installer une turbine sur un prototype (Turbine Boeing XT50 sur un hélicoptère kaman K-225 en 1951 ). Mais Boeing arrêta rapidement (1952) le développement du XT50. La même année les Américains se portèrent acquéreur des licences de fabrication des turbines françaises Artouste. Ainsi à partir de 1954 les turbines installées sur la majorité des hélicoptères étaient d'inspiration, de conception ou de fabrication française.



Quelles est la machine qui a rendu l'hélicoptère populaire ?

Le Bell 47 fait partie des machines qui par l'intermédiaire des séries télévisées (Skippy, MASH,..) ou par sa participation aux conflits armés (Vietnam, Algérie), ont contribuées à rendre populaire l'hélicoptère. La médiatisation de la guerre du Vietnam a aussi rendu très populaire le Bell Huey. Sa forme et le bruit caractéristique de son rotor, alimentent la mémoire collective (cf. "Apocalypse Now" de Francis Ford COPPOLA).



Quel est le premier hélicoptère produit en série ?

Le Flettner F1 282 en 1942 fut le premier hélicoptère produit en petite série (30 prototypes et 15 appareils de série) pour la Marine allemande et utilisé entre 1943 et 1944 sur les croiseurs et les navires marchands pour des missions de reconnaissance et de repérage des sous-marins. Les bombardements alliés arrêtèrent net la production des 1000 autres appareils commandés à la firme BMW. La reddition du III Reich mis fin à toutes les études et les projets concernant les hélicoptères en Allemagne. La maîtrise technologique de l'Allemagne Nazie était telle que les appareils capturés par les alliés furent convoyés en Angleterre et aux Etats-Unis pour démontage et expertise.

De l'autre côté de l'Atlantique, le Sikorsky R4B Hoverfly (1943) fut quant à lui, la première machine produite en "grande" série, soit un peu plus d'une centaine d'exemplaires et utilisée opérationnellement par l'US Army Air Service Corp, les Coast Guard (à partir du 7 juillet 1943), la Royal Air Force et le Fleet Air Arm (Royal Navy).

Par contre le Bell 47 (1945) fut le premier à recevoir un certificat de type (8 mars 1946) lui permettant d'être exploité civilement. La Bell Aircraft Corporation fut ainsi la première société, à produire une machine (le Bell 47) en grande série, soit plus de 6 000 exemplaires entre 1946 et 1976. La politique commerciale et les moyens de production mis en place par la direction de Bell étaient très proches des standards de l'industrie automobile de l'époque.



Quel est le plus gros hélicoptère du monde ?

Le plus gros hélicoptère est le Mil-Mi 12 (1968) code OTAN Homer avec une masse maximale en charge de 105 tonnes et une charge marchande record de 40 tonnes. Cette machine resta à l'état de prototype et fut cependant présentée au salon du Bourget de 1971. La plus grosse machine en exploitation est toujours Russe (Soviétique), c'est le Mil-Mi 26.



Quel est le plus rapide ?

A ce jour le record de vitesse d'un hélicoptère est de 400,87 km/h sur un Westland Lynx profondément modifié (rotor, pales, puissance des moteurs, fuselage). Il a été réalisé le 11 août 1986.



A quelle altitude maximum peut monter un hélicoptère ?

Le record du monde est toujours détenu par la France. Le 21 juin 1972, Jean BOULET aux commandes d'un SA 315 Lama a franchi 12 442 m. Ce record d'altitude sans charge a eu lieu sur l'aérodrome d'Istres.


# Posté le samedi 09 août 2008 09:21

Modifié le samedi 09 août 2008 09:43

Les principes de vol

Les principes de vol



Qu'est-ce qu'un hélicoptère ?

C'est un aéronef qui utilise son ou ses rotors pour assurer sa sustentation et sa propulsion. En quelque sorte le rotor principal "remplace" l'aile et l'hélice (réacteur) d'un avion. C'est cette configuration qui lui permet de rester immobile au-dessus d'un point ou de man½uvrer dans tous les sens



A quoi sert l'helice située à l'arrière de l'hélicoptère ?

Elle permet principalement d'éviter que l'hélicoptère tourne autour de l'axe de son rotor lorsqu'il est en vol. Plus précisément elle contre le couple généré par le moteur et le rotor principal, l'un entraînant l'autre. Pour bien comprendre ce phénomène il suffit de penser à la force qu'il est nécessaire de déployer pour empêcher une perceuse de tourner sur elle-même pendant le perçage d'un trou ou le vissage d'une vis.
Grâce à cette fonction principale d'anticouple, il est aussi possible d'assurer un contrôle sur l'axe de lacet (gouvernail d'un bateau ou dérive d'un avion). En effet si la force appliquée par le rotor anti-couple est supérieure ou inférieure au couple du rotor principal le fuselage tournera dans un sens ou dans l'autre. Si les forces sont égales il n'y aura pas de rotation du fuselage. Le but, pour un pilote, est de maintenir en permanence cet équilibre pour éviter de tourner en "rond" ou de créer un déséquilibre pour provoquer la rotation du fuselage puis une fois la machine orientée dans la direction voulue, rétablir l'équilibre des forces pour stopper le mouvement.



Que se passe t-il lorsque le moteur tombe en panne ?

Pas de panique ! Le rotor principal continue, sous certaines conditions, de tourner. Il le fait librement grâce à un système de "roue libre" qui débraye automatiquement le moteur. C'est le vent relatif qui fait tourner le rotor (un peu comme un moulin à vent) et permet ainsi au pilote de procéder aux man½uvres nécessaires pour se poser rapidement. Cette procédure s'appelle l'autorotation et les pilotes (privés ou professionnels) s'y entraînent régulièrement.



Est-ce que le "réacteur" apporte une poussée supplémentaire lors du vol ?

A proprement parler, non. En fait, il s'agit plus exactement d'une turbine et non d'un réacteur. Ce type de moteur génère un flux de gaz très chaud mais pas suffisamment puissant pour assurer la propulsion. On considère plutôt cette poussée comme résiduelle. L'ordre de grandeur est de 80 kgs pour une Alouette 2 (turbine de 530 ch. pour un poids à vide de 895 kgs) à quelques centaines de Kgs pour un Puma ( puissance totale de 2 680 ch. pour 3 900 kgs à vide). Le plus souvent les constructeurs font en sorte que la sortie de turbine (tuyère) évacue les gaz chauds vers le haut et/ou légèrement sur le coté.
Parfois ce flux de gaz chaud est considéré comme parasite. Par les militaires car la signature infrarouge des gaz chauds rend l'hélicoptère vulnérable aux missiles qui utilisent ce mode de guidage (SAM 7) et par tous les autres utilisateurs, lors de la "corvée" de nettoyage de la partie arrière de l'hélicoptère.


# Posté le samedi 09 août 2008 09:29

Le pilotage

Le pilotage



Est-ce que le pilotage d'un hélicoptère est difficile ?

Non, pas plus que tout autre aéronef. Il exige un peu plus de concentration dans toutes les phases du vol car il est nécessaire d'agir en (quasi) permanence et simultanément sur toutes les commandes pour le piloter. De plus, l'ensemble des forces (essentiellement gyroscopique) appliquées au rotor principal provoque un délai dans la réponse aux commandes. Le pilote doit alors anticiper son action aux commandes pour contrer le mouvement de l'appareil.
Avec la pratique un pilote est capable d'anticiper sur les réactions de la machine en appliquant le bon geste (sens et amplitude) au bon moment. Parfois, on peut être surpris de voir l'hélicoptère parfaitement immobile au-dessus du sol, alors que le pilote fait de la "mayonnaise" avec les commandes.
Cependant il n'est pas rare de voir des élèves capables d'exécuter, sans l'assistance de leur moniteur, des phases simples du vol au bout de 10 à 15 heures de formation. Au fur et à mesure de la formation certaines actions demanderont de moins en moins de réflexion. Ainsi l'élève sera surpris de se voir exécuter presque automatiquement une action sur les commandes tout en pensant à autre chose, par exemple communiquer avec la tour de contrôle pendant un vol stationnaire. Comme tous les processus d'apprentissage les éléments se mettent en place progressivement si l'élève fait preuve de rigueur dans l'application et le respect des procédures.



Pourquoi le pilote est-il souvent assis du coté droit et non du coté gauche comme dans les avions ?

Les deux raisons le plus souvent évoquées sont les suivantes :

La seule main qui peut être disponible pendant le vol stabilisé en translation est la main gauche, celle qui tient la commande pour monter ou descendre (le collectif). Etre assis à la droite de la console centrale permet donc de régler les instruments de navigation ou la radio avec la main gauche.

Sur des hélicoptères légers, comme le Robinson R22, cela permet de réduire un problème d'inclinaison du fuselage qui, sous l'effet du souffle produit par l'hélice anti-couple et du sens de rotation du rotor principal, tend à basculer sur le côté opposé (gauche).



A quoi servent les principales commandes ?

Elles sont au nombre de trois. Chaque action sur une commande génère une réaction qu'il faut corriger avec l'une des deux autres ou les deux à la fois.
Le cyclique : Cette commande permet d'incliner le rotor de l'hélicoptère en avant, en arrière ou sur le côté. Une action sur le manche cyclique provoque une inclinaison du rotor, par rapport à son plan de rotation initial, et donc une modification de l'assiette (inclinaison) de la machine.

Le collectif : Il permet de faire monter ou descendre l'hélicoptère. Cette commande est située à gauche du siège du pilote et elle agit sur toutes les pales du rotor en même temps.

Pédales d'anti-couple : Ce sont deux pédales commandées par les pieds du pilote et elles agissent sur le rotor anti-couple situé à l'arrière de l'hélicoptère. Principalement elles permettent d'adapter la force (puissance) nécessaire pour annuler la rotation du fuselage autour de l'axe du rotor principal. Mouvement provoqué par le couple du rotor principal et le moteur. Mais aussi lors d'un vol stationnaire ou à très faible vitesse de faire pivoter le fuselage à droite ou à gauche. En appuyant sur la pédale de droite le fuselage pivote sur la droite et réciproquement pour la pédale de gauche.



Est-ce qu'un hélicoptère peut voler tout seul ?

Oui et non.

Oui car il existe pour les hélicoptères, comme pour les avions, des systèmes extrêmement coûteux, de pilotage automatique. Ils sont les plus souvent installés sur de gros hélicoptères. Ces dispositifs sont souvent utilisés sur les machines destinées aux opérations maritimes (sauvetage, repérage des sous-marins). Les systèmes embarqués permettent par exemple d'effectuer automatiquement la transition entre la translation (vol rectiligne) et le stationnaire et inversement. Mais aussi de conserver un cap et une altitude de vol.

Et non, car à défaut de systèmes de stabilisation automatique, l'hélicoptère ne peut pas, à l'instar d'un avion, être réglé (trimé) pour voler droit sur sa trajectoire. En stationnaire il est impossible de lâcher les commandes et en translation seul le collectif peut ne pas être tenu pour la lecture de la carte ou le réglage des instruments.

# Posté le samedi 09 août 2008 09:34

Description rapide du fonctionement d'un hélicoptère

Description rapide du fonctionement d'un hélicoptère


Les hélicoptères sont équipés d'une très grande hélice horizontale, le rotor principal et d'un rotor de queue (ou rotor anti-couple).
Le rotor principal constitue l'aile de l'appareil et permet de décoller ou de se poser verticalement selon l'angle d'incidence que le pilote donne aux pales.
Le rotor de queue a pour rôle de contrer le couple gyroscopique de l'appareil induit par la rotation du rotor central. Sans lui, l'hélicoptère tournerait sur lui-même. Le pilote le contrôle à l'aide des palonniers.
Il ne reste qu'à donner une inclinaison au disque du rotor principal pour faire avancer l'hélicoptère. En effet, la force de portance alors produite par le rotor peut se décomposer en deux forces : l'une verticale qui s'oppose au poids, l'autre horizontale, la traction, qui provoque l'avancée de l'appareil en s'opposant à la traînée aérodynamique. Cette inclinaison du disque du rotor est pilotée par un manche appelé "cyclique" qui permet de contrôler l'altitude, la direction et la vitesse de l'hélicoptère.

# Posté le samedi 09 août 2008 09:48